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(Londres-1955)
Sculpteur Il y a un je-ne-sais-quoi d’irréductiblement anglais chez Julie Arkell.
Diplômée en Fashion Textiles des célèbres écoles artistiques West Surrey College of Art & Design et St Martin’s School of Art, depuis plus de vingt cinq ans, elle développe ses propres créations originales : elle ramasse des fragments de poupée plastique, des bouts de tissus élimés, recueille des vêtements déjà portés, des morceaux de papier-peint et des vieux journaux, apprivoise des restes de jouets… De cette collecte, elle modèle son peuple, ses « gens », défilé de poupées-lapins, de fantaisistes peluches « on stage », de bijoux-broches mi-enfant mi-animal.
Ses êtres de papier-mâché sont des incarnations d’une époque révolue et rêvée. Ils évoquent des réminiscences des années 50 et le confort douillet des maisons anglaises. Julie Arkell n’aime pas beaucoup la modernité, sa technologie et son consumérisme standardisé. Elle préfère travailler en employant l’artisanat de ses grands-mères fait de broderies, de couture ou d’aiguille à tricoter. Elle habille ses sculptures de rubans, de boutons, de robes brodées et de jupes pastelles.
Julie Arkell cultive le regret de la magie de l’enfance où se mêle anachronisme et poésie : sous la délicate spontanéité de ses œuvres émerge nos rêves d’enfant, le refus de grandir et l’envie d’évasion.
Julie Arkell Home : vu le succès, la troisième édition du livre sur son oeuvre est en vente à l’automatesgalerie.
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